PINK MARTINI

<a href="http://“>Bonjour!

La fin de l’année scolaire approche et pour qu’elle soit plus douce, je vous laisse ici une belle chanson. Je l’aime bien, et vous?

 

Laissez vos opinions.

Je vous laisse aussi les paroles.

J’ai la peau douce
Dans mon bain de mousse
Je m’éclabousse
J’en ris !
Mon poisson rouge
Dans mon bain de mousse
Je l’emmitoufle
Je lui dis

“J’ai pas de problème
Je fainéante
Pas de malaise
Je fainéante
Dans l’eau je baigne
C’est l’important
Bien à mon aise dans l’air du temps”

J’ai la peau douce
Dans mon bain de mousse
Je bulle à l’ombre
Des bombes
Tout est délice, ici
Délits dociles, oh oui
Je fais la liste des choses
Qui m’indisposent

Refrain:
J’en ai marre de ceux qui pleurent
Qui ne roulent qu’à deux à l’heure
Qui se lamentent et qui s’fixent
Sur l’idée d’une idée fixe
J’en ai marre de ceux qui râlent
Des extrémistes à deux balles
Qui voient la vie tout en noir
Qui m’expédient dans l’cafard
J’en ai marre de la grande soeur
Qui gémit tout et qui pleure
Marre de la pluie, des courgettes
Qui m’font vomir sous la couette
J’en ai marre de ces cyniques
Et dans les prés les colchiques
J’en ai marre d’en avoir marre
Aussi

J’ai la peau douce
Dans mon bain de mousse
Pas de secousses sismiques
Je me prélasse, ici
Et me délasse, oh oui
C’est mon état aquatique
Y a comme un hic !

au Refrain

bada bada bam bam x4

au Refrain

bada bada bam bam ad lib

À bientôt!

Mlle. Esther

 

 

 

100ème anniversaire de Robert Doisneau

La popularité de Robert Doisneau est au zénith.”Le baiser de l’hôtel de ville”, cette photo de 1950 a fait le tour du monde et a contribué à sa popularité. On fête cette année, le centième anniversaire de la naissance du photographe. La moindre de ses expositions comme, “Doisneau / Paris les Halles” à l’Hôtel de ville de Paris, est un évènement et les files d’attente en attestent. Ses clichés ont traversé le siècle. Il nous laisse un patrimoine incroyable dont une partie est encore à découvrir.

¡VIVENT LES VACANCES!

Les vacances de Pâques vont commencer.

J’espère que vous profiterez bien du temps libre, de la famille et des amis mais, comme il y a toujours des moments où on ne sait pas quoi faire, je vous laisse (aux élèves de 4ºC) le cinquième chapìtre du Petit Nicolas. Vous devez répondre aux questions avant le 9 avril. Le positif pour ceux qui feront les devoirs, sera valable pour le troisième trimestre.

Voilà:

On a eu l’inspecteur

 La maîtresse est entrée en classe toute nerveuse. « M. l’Inspecteur est dans l’école, elle nous a dit, je compte sur vous pour être sages et faire une bonne impression. » Nous on a promis qu’on se tiendrait bien, d’ailleurs, la maîtresse a tort de s’in­quiéter, nous sommes presque toujours sages. « Je vous signale, a dit la maîtresse, que c’est un nouvel inspecteur, l’ancien était déjà habitué à vous, mais il a pris sa retraite… » Et puis, la maîtresse nous a fait des tas et des tas de recommandations, elle nous a défendu de parler sans être interrogés, de rire sans sa permission, elle nous a demandé de ne pas laisser tomber des billes comme la dernière fois que l’inspecteur est venu et qu’il s’est retrouvé par terre, elle a demandé à Alceste de cesser de manger quand l’inspecteur serait là et elle a dit à Clotaire, qui est le dernier de la classe, de ne pas se faire remarquer. Quelquefois je me demande si la maîtresse ne nous prend pas pour des guignols. Mais, comme on l’aime bien, la maîtresse, on lui a promis tout ce qu’elle a voulu. La maîtresse a regardé pour Voir si la classe et nous nous étions bien propres et elle a dit que la classe était plus propre que certains d’entre nous. Et puis, elle a demandé à Agnan, qui est le premier de la classe et le chouchou, de mettre de l’encre dans les encriers, au cas où l’inspecteur voudrait nous faire une dictée. Agnan a pris la grande bouteille d’encre et il allait commencer à verser dans les encriers du premier banc, là où sont assis Cyrille et Joachim, quand quelqu’un a crié « Voilà l’inspecteur! » Agnan a eu tellement peur qu’il a renversé de l’encre partout sur le banc. C’était une blague, l’inspecteur n’était pas là et la maîtresse était très fâchée. «Je vous ai vu, Clotaire, elle a dit. C’est vous l’auteur de cette plaisanterie stupide. Allez au piquet! » Clotaire s’est mis à pleurer, il a dit que s’il allait au piquet, il allait se faire remarquer et l’inspecteur allait lui poser des tas de questions et lui il ne savait rien et il allait se mettre à pleurer et que ce n’était pas une blague, qu’il avait vu l’inspecteur passer dans la cour avec le directeur et comme c’était vrai, la maîtresse a dit que bon, ça allait pour cette fois-ci. Ce qui était embêtant, c’est que le premier banc était tout plein d’encre, la maîtresse a dit alors qu’il fallait passer ce banc au dernier rang, là où on ne le verrait pas. On s’est mis au travail et ça a été une drôle d’affaire, parce qu’il fallait remuer tous les bancs et on s’amusait bien et l’inspecteur est entré avec le directeur.

On n’a pas eu à se lever, parce qu’on était tous debout, et tout le monde avait l’air bien étonné. « Ce sont les petits, ils.., ils sont un peu dissipés », a dit le directeur. « Je vois, a dit l’inspecteur, asseyez-vous, mes enfants. » On s’est tous assis, et, comme nous avions retourné leur banc pour le changer de place, Cyrille et Joachim tournaient le dos au tableau. L’inspecteur a regardé la maîtresse et il lui a demandé si ces deux élèves étaient toujours placés comme ça. La maîtresse, elle a fait la tête de Clotaire quand on l’interroge, mais elle n’a pas pleuré. « Un petit incident… » elle a dit. L’ins­pecteur n’avait pas l’air très content, il avait de gros sourcils, tout près des yeux. «Il faut avoir un peu d’autorité, il a dit. Allons, mes enfants, mettez ce banc à sa place. » On s’est tous levés et l’inspecteur s’est mis à crier « Pas tous à la fois vous deux seulement! » Cyrille et Joachim ont retourné le banc et se sont assis. L’inspecteur a fait un sourire et il a appuyé ses mains sur le banc. « Bien, il a dit, que faisiez-vous, avant que je n’arrive? — On changeait le banc de place », a répondu Cyrille. « Ne parlons plus de ce banc! a crié l’inspecteur, qui avait l’air d’être nerveux. Et d’abord, pourquoi changiez-vous ce banc de place?

— A cause de l’encre », a dit Joachim. «L’encre?» a demandé l’inspecteur et il a regardé ses mains qui étaient toutes bleues. L’inspecteur a fait un gros soupir et il a essuyé ses doigts avec un mou­choir.

Nous, on a vu que l’inspecteur, la maîtresse et le directeur n’avaient pas l’air de rigoler. On a décidé d’être drôlement sages.

«Vous avez, je vois, quelques ennuis avec la dis­cipline, a dit l’inspecteur à la maîtresse, il faut user d’un peu de psychologie élémentaire », et puis, il s’est tourné vers nous, avec un grand sourire et il a éloigné ses sourcils de ses yeux. « Mes enfants, je veux être votre ami. Il ne faut pas avoir peur de moi, je sais que vous aimez vous amuser, et moi aussi, j’aime bien rire. D’ailleurs, tenez, vous connais­sez l’histoire des deux sourds un sourd dit à l’autre: tu vas à la pêche? et l’autre dit : non, je vais à la pêche. Alors le premier dit : ah bon, je croyais que tu allais à la pêche. » C’est dommage que la maîtresse nous ait défendu de rire sans sa permission, parce qu’on a eu un mal fou à se rete­nir. Moi, je vais raconter l’histoire ce soir à papa, ça va le faire rigoler, je suis sûr qu’il ne la connaît pas. L’inspecteur, qui n’avait besoin de la permission de personne, a beaucoup ri, mais comme il a vu que personne ne disait rien dans la classe, il a remis ses sourcils en place, il a toussé et il a dit «Bon, assez ri, au travail. — Nous étions en train d’étudier les fables, a dit la maîtresse, Le Corbeau et le Renard. — Parfait, parfait, a dit l’inspecteur, eh bien, continuez. » La maîtresse a fait semblant de chercher au hasard dans la classe, et puis, elle a montré Agnan du doigt : «Vous, Agnan, récitez-nous la fable. » Mais l’inspecteur a levé la main. « Vous permettez? » il a dit à la maîtresse, et puis, il a montré Clotaire. «Vous, là-bas, dans le fond, récitez-moi cette fable. » Clotaire a ouvert la bou­che et il s’est mis à pleurer. « Mais, qu’est-ce qu’il a? » a demandé l’inspecteur. La maîtresse a dit qu’il fallait excuser Clotaire, qu’il était très timide, alors, c’est Rufus qui a été interrogé. Rufus c’est un copain, et son papa, il est agent de police. Rufus a dit qu’il ne connaissait pas la fable par coeur, mais qu’il savait à peu près de quoi il s’agissait et il a commencé à expliquer que c’était l’histoire d’un corbeau qui tenait dans son bec un roquefort.

« Un roquefort? » a demandé l’inspecteur, qui avait l’air de plus en plus étonné. «Mais non, a dit Alceste, c’était un camembert. — Pas du tout, a dit Rufus, le camembert, le corbeau il n’aurait pas pu le tenir dans son bec, ça coule et puis ça sent pas bon! — Ça sent pas bon, mais c’est chouette à manger, a répondu Alceste. Et puis, ça ne veut rien dire, le savon ça sent bon, mais c’est très mauvais à manger, j’ai essayé, une fois. —Bah! a dit Rufus, tu es bête et je vais dire à mon papa de donner des tas de contraventions à ton papa! » Et ils se sont battus.

Tout le monde était levé et criait, sauf Clotaire qui pleurait toujours dans son coin et Agnan qui était allé au tableau et qui récitait Le Corbeau et le Renard. La maîtresse, l’inspecteur et le directeur criaient « Assez! ». On a tous bien rigolé.

Quand ça s’est arrêté et que tout le monde s’est assis, l’inspecteur a sorti son mouchoir et il s’est essuyé la figure, il s’est mis de l’encre partout et c’est dommage qu’on n’ait pas le droit de rire, parce qu’il faudra se retenir jusqu’à la récréation et ça ne va pas être facile.

L’inspecteur s’est approché de la maîtresse et il lui a serré la main. « Vous avez toute ma sympa­thie, Mademoiselle. Jamais, comme aujourd’hui, je ne me suis aperçu à quel point notre métier est un sacerdoce. Continuez! Courage! Bravo! » Et il est parti, très vite, avec le directeur.

Nous, on l’aime bien, notre maîtresse, mais elle a été drôlement injuste. C’est grâce à nous qu’elle s’est fait féliciter, et elle nous a tous mis en rete­nue!

  Pour vérifier que vous avez bien compris la lecture, une fois que vous aurez bien lu et écouté ce chapitre, répondez aux questions suivantes. Postez les réponses dans notre blog.

1 – Expliquez l’ironie dans la phrase «la maîtresse a tort de s’inquiéter, nous sommes presque toujours sages.»

2 – Quelles sont les trois recommandations que la maîtresse leur a-t-elle faites?

3 – Pourquoi faut-il remuer tous les bancs?

4 – Pourquoi l’inspecteur raconte-t-il l’histoire des deux sourds?

5 – Selon vous, pourquoi est-ce que la maîtresse a choisi Agnan pour réciter la fable «le Corbeau et le Renard»?

6 – Montrez comment les enfants ont suivi quelques recommandations que la maîtresse leur a faites.

Ça y est, c’est tout!

À bientôt!

Mlle. Esther

Réponses du chapitre IV.

Voici les réponses correctes du chapitre IV:

1 – Pourquoi Alceste leur a-t-il donné rendez-vous?

C’est parce que son papa lui a offert un ballon de football tout neuf et nous allons faire une partie terrible.

2 – Pourquoi ont-ils choisi Agnan comme arbitre? (2 raisons)

D’abord parce que comme il porte des lunettes on ne peut pas lui taper dessus, ce qui, pour un arbitre, est une bonne combine. Et puis, parce que, aucune équipe ne voulait d’Agnan, parce qu’il n’est pas très fort pour le sport et il pleure trop facilement.

3 – Quelle position Alceste voulait-il être et pourquoi?

Il voulait être goal, parce qu’il n’aime pas courir

4 – Comment a-t-on choisi le capitaine de l’équipe?

On allait  tirer au sort avec une pièce de monnaie mais on en a perdu deux et, finalement,  c’est à la courte paille que Geoffroy a gagné Eudes.

5 – Nicolas dit que «on s’amusait vraiment bien». Comment est-ce possible puisqu’ils n’avaient pas de ballon?

Parce que tout le monde criait, courait. On s’amusait vraiment bien, c’était formidable!

6 – Le football est un sport très important pour les Français. Donnez un sport équivalent aux Canadiens et discutez de son importance pour la culture canadienne.

 Les canadiens aiment le football canadien qui est similaire au football américain.

 

CHAPITRE IV: Le football

 Voici le chapitre IV de ce livre. Vous disposez de six jours pour lire et répondre aux questions; jusqu’au dimanche 25 à 14:00 heures.  Profitez de cette aventure de Nicolas. 

 Le football

Alceste nous a donné rendez-vous, à un tas de copains de la classe, pour cet après-midi dans le terrain vague, pas loin de la maison. Alceste c’est mon ami, il est gros, il aime bien manger, et s’il nous a donné rendez-vous, c’est parce que son papa lui a offert un ballon de football tout neuf et nous allons faire une partie terrible. Il est chouette, Alceste.

Nous nous sommes retrouvés sur le terrain à trois heures de l’après-midi, nous étions dix-huit. Il a fallu décider comment former les équipes, pour qu’il y ait le même nombre de joueurs de chaque côté.

Pour l’arbitre, ça a été facile. Nous avons choisi Agnan. Agnan c’est le premier de la classe, on ne l’aime pas trop, mais comme il porte des lunettes on ne peut pas lui taper dessus, ce qui, pour un arbitre, est une bonne combine. Et puis, aucune équipe ne voulait d’Agnan, parce qu’il est pas très fort pour le sport et il pleure trop facilement. Là où on a discuté c’est quand Agnan a demandé qu’on lui donne un sifflet. Le seul qui en avait un, c’était Rufus, dont le papa est agent de police.

«Je ne peux pas le prêter, mon sifflet à roulette, a dit Rufus, c’est un souvenir de famille. » II n’y avait rien à faire. Finalement, on a décidé qu’Agnan préviendrait Rufus et Rufus sifflerait à la place d’Agnan.

« Alors? On joue ou quoi? Je commence à avoir faim, moi! » a crié Alceste.

Mais là où c’est devenu compliqué, c’est que si Agnan était arbitre, on n’était plus que dix-sept joueurs, ça en faisait un de trop pour le partage. Alors, on a trouvé le truc il y en a un qui serait arbitre de touche et qui agiterait un petit drapeau, chaque fois que la balle sortirait du terrain. C’est Maixent qui a été choisi. Un seul arbitre de touche, ce n’est pas beaucoup pour surveiller tout le terrain mais Maixent court très vite, il a des jambes très longues et toutes maigres, avec de gros genoux sales. Maixent, il ne voulait rien savoir, il voulait jouer au ballon, lui, et puis il nous a dit qu’il n’avait pas de drapeau. Il a tout de même accepté d’être arbitre de touche pour la première mi-temps. Pour le drapeau, il agiterait son mouchoir qui n’était pas propre, mais bien sûr, il ne savait pas en sortant de chez lui que son mouchoir allait servir de drapeau.

« Bon, on y va? » a crié Alceste.

Après, c’était plus facile, on n’était plus que seize joueurs.

Il fallait un capitaine pour chaque équipe. Mais tout le monde voulait être capitaine. Tout le monde sauf Alceste, qui voulait être goal, parce qu’il n’aime pas courir. Nous, on était d’accord, il est bien, Alceste, comme goal; il est très large et il couvre bien le but. Ça laissait tout de même quinze capitaines et ça en faisait plusieurs de trop.

« Je suis le plus fort, criait Eudes, je dois être capitaine et je donnerai un coup de poing sur le nez de celui qui n’est pas d’accord!

— Le capitaine c’est moi, je suis le mieux habil­lé! » a crié Geoffroy, et Eudes lui a donné un coup de poing sur le nez.

C’était vrai, que Geoffroy était bien habillé, son papa, qui est très riche, lui avait acheté un équipe­ment complet de joueur de football, avec une che­mise rouge, blanche et bleue.

« Si c’est pas moi le capitaine, a crié Rufus, j’appelle mon papa et il vous met tous en prison! »

Moi, j’ai eu l’idée de tirer au sort avec une pièce de monnaie. Avec deux pièces de monnaie, parce que la première s’est perdue dans l’herbe et on ne l’a jamais retrouvée. La pièce, c’était Joachim qui l’avait prêtée et il n’était pas content de l’avoir perdue; il s’est mis à la chercher, et pourtant Geoffroy lui avait promis que son papa lui enver­rait un chèque pour le rembourser. Finalement, les deux capitaines ont été choisis : Geoffroy et moi.

« Dites, j’ai pas envie d’être en retard pour le goûter, a crié Alceste. On joue? »

Après, il a fallu former les équipes. Pour tous, ça allait assez bien, sauf pour Eudes. Geoffroy et moi, on voulait Eudes, parce que, quand il court avec le ballon, personne ne l’arrête. Il ne joue pas très bien, mais il fait peur. Joachim était tout con­tent parce qu’il avait retrouvé sa pièce de monnaie, alors on la lui a demandée pour tirer Eudes au sort, et on a perdu la pièce de nouveau. Joachim s’est remis à la chercher, vraiment fâché, cette fois-ci, et c’est à la courte paille que Geoffroy a gagné Eudes. Geoffroy l’a désigné comme gardien de but, il s’est dit que personne n’oserait s’approcher de la cage et encore moins mettre le ballon dedans. Rudes se vexe facilement. Alceste mangeait des biscuits, assis entre les pierres qui marquaient son but. Il n’avait pas l’air content. « Alors, ça vient, oui? » il criait.

On s’est placés sur le terrain. Comme on n’était que sept de chaque côté, à part les gardiens de but, ça n’a pas été facile. Dans chaque équipe on a commencé à discuter. Il y en avait des tas qui voulaient être avants-centres. Joachim voulait être arrière-droit, mais c’était parce que la pièce de monnaie était tombée dans ce coin et il voulait continuer à la chercher tout en jouant.

Dans l’équipe de Geoffroy ça s’est arrangé très vite, parce que Eudes a donné des tas de coups de poing et les joueurs se sont mis à leur place sans protester et en se frottant le nez. C’est qu’il frappe dur, Eudes!

Dans mon équipe, on n’arrivait pas à se mettre d’accord, jusqu’au moment où Eudes a dit qu’il viendrait nous donner des coups de poing sur le nez à nous aussi : alors, on s’est placés.

Agnan a dit à Rufus : « Siffle! » et Rufus, qui jouait dans mon équipe, a sifflé le coup d’envoi. Geoffroy n’était pas content. Il a dit : « C’est malin! Nous avons le soleil dans les yeux! Il n’y a pas de raison que mon équipe joue du mauvais côté du terrain!»

Moi, je lui ai répondu que si le soleil ne lui plai­sait pas, il n’avait qu’à fermer les yeux, qu’il jouerait peut-être même mieux comme ça. Alors, nous nous sommes battus. Rufus s’est mis à souffler dans son sifflet à roulette.

« Je n’ai pas donné l’ordre de siffler, a crié Agnan, l’arbitre c’est moi! » Ça n’a pas plu à Rufus qui a dit qu’il n’avait pas besoin de la permission

d’Agnan pour siffler, qu’il sifflerait quand il en aurait envie, non mais tout de même. Et il s’est mis à siffler comme un fou. «Tu es méchant, voilà ce que tu es! » a crié Agnan, qui a commencé à pleurer.

« Eh, les gars! » a dit Alceste, dans son but.

Mais personne ne l’écoutait. Moi, je continuais à me battre avec Geoffroy. je lui avais déchiré sa belle chemise rouge, blanche et bleue, et lui il disait : «Bah, bah, bah! Ça ne fait rien! Mon papa, il m’en achètera des tas d’autres! » Et il me don­nait des coups de pied, dans les chevilles. Rufus courait après Agnan qui criait : « J’ai des lunettes! J’ai des lunettes! » Joachim, il ne s’occupait de per­sonne, il cherchait sa monnaie, mais il ne la trou­vait toujours pas. Eudes, qui était resté tranquille­ment dans son but, en a eu assez et il a commencé à distribuer des coups de poing sur les nez qui se trouvaient le plus près de lui, c’est-à-dire sur ceux de son équipe. Tout le monde criait, courait. On s’amusait vraiment bien, c’était formidable!

« Arrêtez, les gars! » a crié Alceste de nouveau.

Alors Eudes s’est fâché. « Tu étais pressé de jouer, il a dit à Alceste, eh! bien, on joue. Si tu as quelque chose à dire, attends la mi-temps! »

« La mi-temps de quoi? a demandé Alceste. Je viens de m’apercevoir que nous n’avons pas de ballon, je l’ai oublié à la maison! »

Pour vérifier que vous avez bien compris la lecture, une fois que vous aurez bien lu et écouté ce chapitre, répondez aux questions suivantes. Postez les réponses dans notre blog.

1 – Pourquoi Alceste leur a-t-il donné rendez-vous?

2 – Pourquoi ont-ils choisi Agnan comme arbitre? (2 raisons)

3 – Quelle position Alceste voulait-il être et pourquoi?

4 – Comment a-t-on choisi le capitaine de l’équipe?

5 – Nicolas dit que «on s’amusait vraiment bien». Comment est-ce possible puisqu’ils n’avaient pas de ballon?

6 – Le football est un sport très important pour les Français. Donnez un sport équivalent aux Canadiens et discutez de son importance pour la culture canadienne.

Réponses au chapitre III: Le Bouillon

Bonjour! Je vous laisse ici les réponses correctes au chapitre III. De main je posterai le chapitre IV. Voilà!

1 – Pourquoi est-ce que M. Dubon (le Bouillon) surveille la classe de Nicolas aujourd’hui?

Parce que la maîtresse est malade

2 – Qui a-t-il mis à la place de la maîtresse et pourquoi?

Agnan, le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse. Agnan, tout content, est allé s’asseoir au bureau de la maîtresse et le Bouillon est parti.

3 – Que Nicolas achètera-t-il quand il sera grand et pourquoi?

Quand je serai grand, je m’achèterai une classe, rien que pour jouer dedans.

4 – Pourquoi le Bouillon dit-il que les enfants seront tous en retenue?

Parce que Rufus a dit : c’est le Bouillon et Agnan a dit que c’était Nicolas qui l’avait dit. Donc, Le Bouillon a dit qu’ils seraient tous en retenue.

5 – Selon vous, pourquoi le Bouillon a-t-il manqué l’école le lendemain?

Parce que la maîtresse est revenue

6 – Expliquez le sobriquet (apodo) «le Bouillon».

Parce qu’il dit tout le temps : « Re­gardez-moi dans les yeux », et dans le bouillon il y a des yeux.

CHAPITRE III: LE BOUILLON

Aujourd’hui, à l’école, la maîtresse a manqué. Nous étions dans la cour, en rangs, pour entrer en classe, quand le surveillant nous a dit : «Votre maîtresse est malade, aujourd’hui.»

Et puis, monsieur Dubon, le surveillant, nous a conduits en classe. Le surveillant, on l’appelle le Bouillon, quand il n’est pas là, bien sûr. On l’appel­le comme ça, parce qu’il dit tout le temps : « Re­gardez-moi dans les yeux », et dans le bouillon il y a des yeux. Moi non plus je n’avais pas compris tout de suite, c’est des grands qui me l’ont expli­qué. Le Bouillon a une grosse moustache et il punit souvent, avec lui, il ne faut pas rigoler. C’est pour ça qu’on était embêtés qu’il vienne nous sur­veiller, mais, heureusement, en arrivant en classe, il nous a dit : « Je ne peux pas rester avec vous, je dois travailler avec monsieur le Directeur, alors, regardez-moi dans les yeux et promettez-moi d’être sages. » Tous nos tas d’yeux ont regardé dans les siens et on a promis. D’ailleurs, nous sommes toujours assez sages.

Mais il avait l’air de se méfier, le Bouillon, alors, il a demandé qui était le meilleur élève de la classe. «C’est moi monsieur! » a dit Agnan, tout fier. Et c’est vrai, Agnan c’est le premier de la classe, c’est aussi le chouchou de la maîtresse et nous on ne l’aime pas trop, mais on ne peut pas lui taper dessus aussi souvent qu’on le voudrait, à cause de ses lunettes. « Bon, a dit le Bouillon, tu vas venir t’asseoir à la place de la maîtresse et tu sur­veilleras tes camarades. Je reviendrai de temps en temps voir comment les choses se passent. Révisez vos leçons. » Agnan, tout content, est allé s’asseoir au bureau de la maîtresse et le Bouillon est parti.

«Bien, a dit Agnan, nous devions avoir arithmé­tique, prenez vos cahiers, nous allons faire un problème. — T’es pas un peu fou? » a demandé Clotaire. «Clotaire, taisez-vous! » a crié Agnan, qui avait vraiment l’air de se prendre pour la maîtresse. «Viens me le dire ici, si t’es un homme!» a dit Clotaire et la porte de la classe s’est ouverte et on a vu entrer le Bouillon tout content. « Ah! il a dit. J’étais resté derrière la porte pour écouter. VOUS, là-bas, regardez-moi dans les yeux! » Clotaire a regardé, mais ce qu’il a vu n’a pas eu l’air de lui faire tellement plaisir. «Vous allez me conjuguer le verbe: je ne dois pas être grossier envers un camarade qui est chargé de me surveiller et qui veut me faire faire des problèmes d’arithmétique.» Après avoir dit ça, le Bouillon est sorti, mais il nous a promis qu’il reviendrait.

Joachim s’est proposé pour guetter le surveillant à la porte, on a été tous d’accord, sauf Agnan qui criait : « Joachim, à votre place!» Joachim a tiré la langue à Agnan, il s’est assis devant la porte et il s’est mis à regarder par le trou de la serrure «Il n’y a personne, Joachim? » a demandé Clotaire. Joachim a répondu qu’il ne voyait rien. Alors, Clotaire s’est levé et il a dit qu’il allait faire manger son livre d’arithmétique à Agnan, ce qui était vraiment une drôle d’idée, mais ça n’a pas plu à Agnan qui a crié : «Non! J’ai des lunettes! Tu vas les manger aussi! » a dit Clotaire, qui voulait absolument qu’Agnan mange quelque chose. Mais Geoffroy a dit qu’il ne fallait pas perdre de temps avec des bêtises, qu’on ferait mieux de jouer à la balle. « Et les problèmes, alors? » a demandé Agnan, qui n’avait pas l’air content, mais nous, on n’a pas fait attention et on a commencé à se faire des passes et c’est drôlement chouette de jouer entre les bancs. Quand je serai grand, je m’achèterai une classe, rien que pour jouer dedans. Et puis, on a entendu un cri et on a vu Joachim assis pat terre et qui se tenait le nez avec les mains. C’était le Bouillon qui venait d’ouvrir la porte et Joachim n’avait pas dû le voir venir. «Qu’est-ce que tu as?» a demandé le Bouillon tout étonné, mais Joachim n’a pas répondu, il faisait ouille, ouille, et c’est tout, alors, le Bouillon l’a pris dans ses bras et l’a emmené dehors/ Nous, on a ramassé la balle et on est retournés à nos places. Quand le Bouillon est revenu avec Joachim qui avait le nez tout gonflé il nous a dit qu’il commençait à en avoir assez et que si ça continuait on verrait ce qu’on verrait. «Pourquoi ne prenez vous pas exemple sur votre camarade Agnan? il a demandé, il est sage, lui.» Et le Bouillon est parti. On a demandé à Joachim ce qu’il lui était arrivé et il nous a répondu qu’il s’était endormi à force de regarder par le trou de la serrure.

«Un fermier va à la foire, a dit Agnan dans un panier, il a vingt-huit oeufs à cinq cents francs la douzaine. C’est de ta faute, le coup du nez », a dit Joachim «Ouais! a dit Clotaire, on va lui faire manger son livre d’arithmétique, avec le fer­mier, les oeufs et les lunettes! » Agnan, alors, s’est mis à pleurer. Il nous a dit que nous étions des méchants et qu’il le dirait à ses parents et qu’ils nous feraient tous renvoyer et le Bouillon a ouvert la porte. On était tous assis à nos places et on ne disait rien et le Bouillon a regardé Agnan qui pleu­rait tout seul assis au bureau de la maîtresse. «Alors quoi, il a dit le Bouillon, c’est vous qui vous dissipez, maintenant? Vous allez me rendre fou! Chaque fois que je viens, il y en a un autre qui fait le pitre! Regardez-moi bien dans les yeux, tous! Si je reviens encore une fois et que je vois quelque chose d’anormal, je sévirai!» et il est parti de nouveau. Nous, on s’est dit que ce n’était plus le moment de faire les guignols, parce que le surveillant, quand il n’est pas content, il donne de drôles de punitions. On ne bougeait pas, on entendait seulement renifler Agnan et mâcher Alceste, un copain qui mange tout le temps. Et puis, on a entendu un petit bruit du côté de la porte. On a vu le bouton de porte qui tournait très doucement et puis la porte a commen­cé à s’ouvrir petit à petit, en grinçant. Tous, on regardait et on ne respirait pas souvent, même Alceste s’est arrêté de mâcher. Et, tout d’un coup, il y en a un qui a crié : « C’est le Bouillon! » La porte s’est ouverte et le Bouillon est entré, tout rouge. «Qui a dit ça?» il a demandé. «C’est Nicolas!» a dit Agnan. «C’est pas vrai, sale men­teur!» et c’était vrai que c’était pas vrai, celui qui avait dit ça, c’était Rufus. «C’est toi! C’est toi! C’est toi!» a crié Agnan et il s’est mis à pleurer. «Tu seras en retenue! » m’a dit le Bouillon. Alors je me suis mis à pleurer, j’ai dit que ce n’était pas juste et que je quitterais l’école et qu’on me regret­terait bien. «C’est pas lui, m’sieu, c’est Agnan qui a dit le Bouillon!» a crié Rufus. «Ce n’est pas moi qui ai dit le Bouillon!» a crié Agnan. «Tu as dit le Bouillon, je t’ai entendu dire le Bouillon, parfaitement, le Bouillon! – Bon, ça va comme ça, a dit le Bouillon, vous serez tous en retenue!» « Pourquoi moi? a demandé Alceste. Je n’ai pas dit le Bouillon, moi! » « Je ne veux plus entendre ce sobriquet ridicule, vous avez compris?» a crié le Bouillon, qui avait l’air drôlement énervé. «Je ne viendrai pas en retenue!» a crié Agnan et il s’est roulé par terre en pleurant et il avait des hoquets et il est devenu tout rouge et puis tout bleu. En classe, à peu près tout le monde criait ou pleu­rait, j’ai cru que le Bouillon allait s’y mettre aussi, quand le Directeur est entré. « Que se passe-t-il, le Bouil… Monsieur Dubon? » il a demandé, le Directeur. «Je ne sais plus, monsieur le Directeur, a répondu le Bouillon, il y en a un qui se roule par terre, un autre qui saigne du nez quand j’ouvre la porte, le reste qui hurle, je n’ai jamais vu ça! Jamais» et le Bouillon se passait la main dans les cheveux et sa moustache bougeait dans tous les sens.

Le lendemain, la maîtresse est revenue, mais le Bouillon a manqué.

 

 

 Pour vérifier que vous avez bien compris la lecture, une fois que vous aurez bien lu et écouté ce chapitre, répondez aux questions suivantes. Postez les réponses dans notre blog.

1 – Pourquoi est-ce que M. Dubon (le Bouillon) surveille la classe de Nicolas aujourd’hui?

2 – Qui a-t-il mis à la place de la maîtresse et pourquoi?

3 – Que Nicolas achètera-t-il quand il sera grand et pourquoi?

4 – Pourquoi le Bouillon dit-il que les enfants seront tous en retenue?

5 – Selon vous, pourquoi le Bouillon a-t-il manqué l’école le lendemain?

6 – Expliquez le sobriquet (apodo) «le Bouillon».

 VOUS DEVEZ RÉPONDRE À CES QUESTIONS AVANT DIMANCHE 18 MARS À 14:00 HEURES.

Je vous rappelle que c’est un travail obligatoire pour les élèves de 4ºC.

Mlle. Esther